Le menu d'Hillary Clinton à Fourges

Il y a déjà deux mois que Jérôme Crépatte et sa femme Cathy, restaurateurs du Moulin de Fourges savaient, pour avoir été contactés par l'ambassade américaine que quelqu'un d'important viendrait chez eux... mais ils ignoraient qui. Ils avaient gardé le plus grand secret vis-à-vis de leur personnel et de leurs proches et ce n'est que dimanche, jour de la visite (d'Hillary Clinton à Giverny, le 30 juin 96) qu'ils en ont informé leur équipe du restaurant.
"Mme Clinton est arrivée vers 20h15 et est repartie vers 21h05, raconte Jérôme Crépatte. Elle a mangé une salade de homard et un carré d'agneau printanière, préparés par notre chef, Marc Aupiais. Le tout a été arrosé d'un Sancerre blanc. Nous lui avons présenté un plateau de fromages de notre belle région mais elle était très pressée et n'a même pas pris le dessert qu'elle avait choisi et qu'elle doit apprécier par dessus tout puisque les personnes de l'ambassade l'avaient réclamé : un sorbet citron avec framboises et feuilleté de framboises.
Mme Clinton était excessivement pressée et son repas a été très rapide. Je retiens la grande gentillesse dont elle a fait preuve, elle et aussi toutes les personnes qui l'encadraient et la protégeaient. Elle s'est montrée absolument charmante, très décontractée. Elle a salué toute l'équipe très chaleureusement.
Elle a mangé dans la salle de l'étage avec, à sa table, cinq autres personnes. Un peu plus loin étaient installés neuf collaborateurs et à une autre table encore, l'équipe de surveillance et de sécurité, en tout une vingtaine de personnes.
J'ai été étonné de la gentillesse, de l'efficacité et de la simplicité des personnes qui l'entourent. En fait, il s'est agi d'une réception "normale" mais formidable pour laquelle nous n'avions même pas amélioré l'ordinaire. Le menu choisi a été pris dans la carte d'été.
Mme Clinton est repartie avant tout le monde dans sa Cadillac noire. Nous avions déjà reçu des vedettes du spectacle en balade mais jamais de personnalités politiques de cette importance et rien de comparable."

Chantal Stéfaniak